dimanche 28 septembre 2014

Un groupe "yéyé" de NDG : les Méloÿds.

En plus du groupe folklorique "Les Goélands", la paroisse Notre-Dame-de-Grâce a connu un autre groupe, yéyé celui-là, qui fut populaire à la fin des années 60 et au début des années 70 : "Les Méloÿds".

J'ai eu l'occasion d'être témoin, en quelque sorte, de la naissance de l'orchestre. Un après-midi de je ne me souviens plus quelle année (peut-être 1964), mes amis et confrères de classe du Collège NDG, Jacques Dussault et André Gobeil, arrivèrent chez moi et nous annoncèrent, à ma mère et à moi : "On va former un orchestre et Michel va jouer de l'accordéon ! " De mon côté, ça ne s'est pas réalisé, mais le projet d'André et Jacques, avec un autre confrère Yves Voyer, était sérieux, sans doute influencé par la popularité des Beatles. Après quelques années, on entendait déjà parler de leur groupe qui avait adopté comme nom définitif : "Les Méloÿds" (en remplacement de celui des "Silver Stones").




Jean Gagné qui allait se joindre à l'ensemble raconte, sur son site "Les groupes de la Vieille Capitale des années 60", l'histoire de cette formation qui fit honneur à NDG. L'adresse du site, qui a été mis à jour pour la dernière fois en 2005, est :

http://membre.oricom.ca/jgagne


Voici des extraits de cet historique (mes remarques sont entre parenthèses) :
Fondés en Janvier 1966 et issus des "Silver Stones", les Méloÿds avaient un répertoire des top 10 américains soit des interprétations des chansons des Bee Gees, des Beatles ("The Ballad Of John And Yoko" fit partie de leur répertoire), des Animals, Stevie Wonder, Chicago et quelques chansons françaises, telles "Avec la tête avec le coeur" de Claude François.  
Les Méloÿds se produisaient principalement dans les salles paroissiales, au Moulin et au Bourgeois où ils fracassèrent les records d'assistance.  
Le groupe originaire du quartier St-Sauveur dans la basse-ville de Québec se composait comme suit:  
vocal: Guy Voyer (frère d'Yves),
guitare: Yves Voyer,
basse: Jacques Dussault,
guitare accompagnement: Philippe Lapointe (peut-être l'un de mes confrères de classe de l'école Cardinal-Roy),
batterie: André Gobeil,
gérant: Jacques Hamel
En cours de route, Philippe Lapointe a été remplacé par Michel Deblois à la guitare et à la gérance. 
En 1968, Guy Voyer quitte le groupe et Michel Deblois le remplace comme chanteur soliste. 
En 1969, Michel Deblois quitte et deux nouveaux musiciens se joignent au groupe: Jean Gagné, chanteur, et Denis Bailey, bassiste. Jacques Dussault passe à l'orgue.  

En 1970, Claude Dubé devient organiste et Jacques Dussault retourne à la basse. Denis Bailey quitte le groupe. Jean Gagné a poursuivi sa carrière musicale sporadiquement avec différents groupes.  
Le gérant des Méloÿds fut pendant de nombreuses années Michel Paquet et Denis Jinchereau agissait comme technicien. Le local des pratiques était situé sur le boulevard Langelier, au deuxième étage du garage Voyer Carburateur. Le groupe a été dissous en 1972.

Ce qu'ils sont devenus ? 
Guy Voyer a repris du service avec ses frères (le groupe Jaguy).
Jean Gagné a joué avec plusieurs autres groupes dans les années 70 et 80 ; il est présentement à son compte en infographie sous le nom de MiG concept.
André Gobeil est décédé dans les années '70.
Jacques Dussault est gérant chez Club Chaussures.
Yves Voyer est CGA ; il a pour principal client la chaîne d'hôtels Jaro.
Denis Bailey a été bassiste accompagnateur, a fait un disque avec Jimmy de Petrillo et est toujours actif dans divers band de jazz dans la région de Sherbrooke.
Les Méloÿds (incluant Serge Voyer à la batterie) se sont réunis en 2002 au Centre Mgr Marcoux lors de l'événement "Retrouvailles 2002" dont le maître de cérémonie fut Louis Lebeau de la station de radio CFOM (décédé récemment). Les Corvet's, Les Memories, Octogone et Patrick Zabé furent également au programme.


Michel.
(Merci à Jean Gagné.)

dimanche 14 septembre 2014

La rue Franklin revient dans l'actualité.

La rue Franklin, qui parcourt les anciennes paroisses Notre-Dame-de-Grâce et Saint-Joseph, a été dans l'actualité récente grâce à la découverte faite concernant le personnage duquel elle tire son nom : John Franklin.

Il y a exactement un an, nous avions traité brièvement de trois rues de NDG faisant référence à des explorateurs : Christophe-Colomb, Louis Jolliet et John Franklin (cliquer ici pour le lire).

L'annonce du mystère résolu le 7 septembre 2014 à l'aide d'un véhicule sous marin autonome donne l'occasion de fournir davantage de détails concernant le découvreur qu'était Franklin et les deux navires qu'il commandait. Je laisse à l'agence de presse belge "Belga News Agency" le soin de décrire son aventure.
"L'un des plus grands mystères de l'histoire de l'exploration de l'Arctique vient d'être levé avec la découverte de l'épave d'un des navires de l'explorateur britannique Sir John Franklin, disparus dans le Grand Nord canadien en 1846. (...) 
Sous le commandement de Sir John Franklin, avec le capitaine Francis Crozier, les deux navires avaient quitté l'Angleterre le 19 mai 1845 avec 134 hommes d'équipage pour découvrir le Passage du Nord-Ouest, qui permet de relier l'Atlantique au Pacifique par l'océan Arctique. (...) L'"Erebus" et le "Terror" étaient les fleurons de la marine britannique de l'époque, équipés d'un moteur à vapeur, d'un dispositif de chauffage et d'une proue renforcée. 
Les derniers Européens à être entrés en contact avec les navires furent des membres d'équipage de deux baleiniers, croisés dans les glaces de la baie de Baffin en août 1845.
Après avoir pénétré dans l'archipel arctique plus tard dans la saison, l'expédition avait rapidement connu des déboires. Personne, à l'exception de quelques rares Inuits, n'a revu l'équipage des deux navires vivant. 
La disparition de l'expédition de Franklin a donné lieu à l'époque à de vastes recherches, mais les circonstances entourant le sort de l'expédition ne furent élucidées qu'en 1859, lorsqu'un navire affrété par Lady Jane Franklin, veuve de l'explorateur, retrouva un sombre message laissé dans un cairn (petit tas de pierres) sur l'île du Roi-Guillaume. 
 Coincés pendant un an et demi dans les glaces, les marins avaient fini par manquer de vivres. John Franklin et 23 autres membres d'équipage étaient morts le 11 juin 1847, dans des circonstances non précisées, selon le message écrit par l'un des groupes de survivants à cette date. Le 22 avril 1848, 105 survivants avaient quitté les navires pour se diriger à pied vers la terre ferme. Aucun d'entre eux n'a survécu. Les deux bateaux ont été engloutis par la glace.
Dans les années 1980, des scientifiques canadiens avaient conclu à partir de restes de membres de l'expédition découverts sur l'île Beechey que ces derniers étaient morts de froid, de faim et empoisonnés par le plomb utilisé pour sceller les conserves. Des os montraient également des signes de cannibalisme. 
Depuis 2008, des équipes d'archéologues de l'organisme national Parcs Canada, assistées par des navires de la Garde côtière canadienne, ont mené six campagnes majeures de recherches pour retrouver les navires disparus de l'expédition Franklin. 
L'épave a été découverte dans le détroit de Victoria au large de l'île du Roi-Guillaume, non loin du village inuit de Cambridge Bay dans le Territoire du Nunavut."
N.B. Il a été confirmé que l'épave trouvée est celle du navire de John Franklin lui-même.

Michel.

lundi 1 septembre 2014

Quelques photos de commerces de NDG

Quelques photos de commerces de la partie Est de la paroisse Notre-Dame-de-Grâce ont refait surface récemment.

La boucherie Josaphat Dinel, au coin d'Arago ouest et boulevard Langelier (merci à Claude Dinel et Simonne Dumont) :

Josaphat Dinel à l'extérieur de son commerce.

L'intérieur de la boucherie, en 1927.

L'intérieur de la boucherie vers la fin de son existence.

Le restaurant Fontaine, Rolland, au 486 Langelier (merci à la page Facebook "Retour vers le passé") :
Incendie le 7 février 1998 de l'édifice où logeait le commerce.

L'épicerie/restaurant d'Emmanuel Gignac, au coin de Franklin et Signaï (merci à Diane Gignac) :

Le restautant/épicerie, avant 1949.

L'épicerie E. Gignac dans le nouvel édifice construit en 1949.

Michel.