dimanche 13 octobre 2013

Les débuts du "Collège" de NDG.


L'ancienne commissaire d'école de 1977 à 1994, Jeannine Dionne de Notre-Dame-de-Grâce, a partagé avec nous (par l'entremise de Simonne Dumont) son exemplaire de l'Histoire de la Commission des écoles catholiques de Québec (CECQ) (auteur: Marc Des Roches), paru à l'occasion du 150e anniversaire, en 1996. Cet ouvrage révèle entre autres de précieux renseignements concernant l'origine du "Collège" de NDG de la rue Durocher.

Le début d'écoles dans le quartier Saint-Sauveur daterait des années 1890. L'annexion par la Ville de Québec du village de Saint-Sauveur en 1890 causa l'ouverture d'une cinquantaine de classes aux effectifs sous contrôle du Bureau des commissaires: 17 classes des Frères des écoles chrétiennes, 5 classes des Frères Maristes de Saint-Malo, 15 chez les Soeurs de la Congrégation plus une dizaine tenues par des institutrices laïques.

Sur le territoire de la future paroisse NDG, le début du 20e siècle vit la construction par le Bureau en 1904 de l'école ("couvent") de l'Immaculée Conception (4 classes), rue Sauvageau (De Mazenod) et la location d'une maison en 1912 pour l'école Saint-Charles (4 classes) au coin des rues Arago et Durocher.

Dix ans plus tard, en 1922, sur l'emplacement de l'école Saint-Charles, fut construite l'école de garçons ("collège") Marguerite-Marie. Elle était constituée de deux édifices (précieuses photos), dos à dos sur la rue Durocher, l'une au coin d'Arago, l'autre au coin de Franklin.






















En 1926, cette dernière obtient le nouveau nom d'École Notre-Dame-de-Grâce, suite à la fondation de la paroisse en 1924 et à l'arrivée des Frères des écoles chrétiennes. Elle fut reconstruite et inaugurée en 1931 grâce à l'insistance des paroissiens.

Il y eut mise en place de nouvelles définition et classification qui prévoyaient l'existence d'écoles primaires supérieures que, très souvent, on appelait «collège». En 1941, le Bureau des commissaires statua sur le regroupement des élèves des écoles supérieures de garçons. Ainsi dans le secteur Saint-Roch et Saint-Sauveur, c'était l'école Notre-Dame-de-Grâce qui était sélectionnée pour être la seule école supérieure.

Il est à noter qu'à la désignation en 1947 des écoles primaires supérieures de filles, le Couvent Saint-Sauveur (de la Congrégation Notre-Dame) fut le seul admis à la basse-ville.

Un phénomène majeur fut la création du cours secondaire public. Les écoles qui reçurent les élèves bénéficiant de ce nouveau programme furent au début les écoles déjà existantes, qui suffirent puisqu'à son implantation il s'appliqua chaque année à une nouvelle année du cours, à partir de la 8e année. L'École supérieure NDG connut sa première cohorte de finissants de 12e année en 1941.

Mais déjà on voyait venir la vague des «baby boomers» qui submergeait le primaire depuis quelques années. La Commission dut construire de nouvelles écoles secondaires. C'est alors que, dans Saint-Sauveur, furent érigées l'école Marguerite-Bourgeoys (filles) en 1958 et l'école Cardinal-Roy (garçons) en 1964 (après l'école Joseph-François-Perrault (garçons) en 1961 à la haute-ville).

La laïcisation du Collège de NDG en 1964 coïncida avec la disparition des années du cours secondaire de cette institution.

Le résumé précédent permettra d'enchaîner avec un regard un peu plus approfondi sur le Collège supérieur de NDG.

Michel.