Décidément, le sujet de la paroisse Notre-Dame-de-Grâce ne cesse de me réserver des surprises ! Mon étonnement de cette semaine concerne la rue Kirouac, qui est plus au sud que les rues Hermine et Demers, déjà traitées.
La rue Kirouac possède ce nom depuis 1890. Elle fait référence à François Kirouac (1826-1896) (photo), maire de l'ancienne municipalité de Saint-Sauveur de 1870 à 1883 ainsi qu'en 1888 et 1889. C'est donc lui qui prépara l'annexion de Saint-Sauveur à Québec en 1889. Descendant d’une famille bretonne, il fonda l'entreprise F. Kirouac et Fils, commerce de grossiste dans le domaine des farines et des grains. Consacré "Chevalier", il fut échevin de la ville de Québec, président de l’Union Saint-Joseph, directeur du chemin de fer de la Rive-Nord, vice-président de la Société des Prêts et Placements. Pendant plus de quarante ans il fut un membre engagé de la Société Saint-Vincent-de-Paul.
Il épousa (Marie-)Julie Hamel en 1848. Vers 1890, les Kirouac déménagèrent à Saint-Sauveur et habitèrent une belle maison de briques rouges, richement meublée, rue Saint-Vallier.
L'un de ses fils, Cyrille Kirouac, devint rapidement un des citoyens les plus en vue de son quartier. Cyrille hérita du commerce de son père, qu'il administra avec son frère Napoléon.
L'un des fils de Cyrille fut Conrad Kirouac (photo)
, qui fréquenta l'école des Frères des Écoles chrétiennes dans le quartier Saint-Sauveur, puis l'Académie Commerciale de Québec. En 1901, il fit son entrée chez les Frères des Écoles chrétiennes et prit comme nom nul autre que celui de Frère Marie-Victorin. Cette célèbre personnalité fut, on le sait, le fondateur et le directeur de l'Institut botanique de Montréal en 1922, et le fondateur du Jardin botanique de Montréal en 1931. Il fonda en 1923 la Société canadienne des sciences naturelles et la diriga jusqu'en 1940. Auteur de beaucoup d'ouvrages, on lui doit notamment celui sur la botanique du Québec : "La Flore laurentienne".
La rue Kirouac s'était appelée auparavant la rue Jacques-Cartier et la rue Saint-Flavien. Jacques Cartier (1491-1557) n'a pas besoin d'une longue présentation. Il suffit de rappeler que, natif de Saint-Malo, cet explorateur français fut surnommé le « découvreur du Canada ». Quant à Saint-Flavien, ce nom de rue provient de Flavien Durocher (1800-1876), curé-fondateur de Saint-Sauveur ; nous y reviendrons quand il sera question de la rue Durocher.
Conclusion : quand on voit une plaque de la rue Kirouac, on peut penser à François Kirouac mais aussi à son petit-fils Conrad qui, après avoir étudié tout près de NDG, devint le fameux Frère Marie-Victorin !
Michel.
(Merci au site http://www.archiv.umontreal.ca/ de l'Université de Montréal pour les photos.)
La rue Kirouac possède ce nom depuis 1890. Elle fait référence à François Kirouac (1826-1896) (photo), maire de l'ancienne municipalité de Saint-Sauveur de 1870 à 1883 ainsi qu'en 1888 et 1889. C'est donc lui qui prépara l'annexion de Saint-Sauveur à Québec en 1889. Descendant d’une famille bretonne, il fonda l'entreprise F. Kirouac et Fils, commerce de grossiste dans le domaine des farines et des grains. Consacré "Chevalier", il fut échevin de la ville de Québec, président de l’Union Saint-Joseph, directeur du chemin de fer de la Rive-Nord, vice-président de la Société des Prêts et Placements. Pendant plus de quarante ans il fut un membre engagé de la Société Saint-Vincent-de-Paul.Il épousa (Marie-)Julie Hamel en 1848. Vers 1890, les Kirouac déménagèrent à Saint-Sauveur et habitèrent une belle maison de briques rouges, richement meublée, rue Saint-Vallier.
L'un de ses fils, Cyrille Kirouac, devint rapidement un des citoyens les plus en vue de son quartier. Cyrille hérita du commerce de son père, qu'il administra avec son frère Napoléon.
L'un des fils de Cyrille fut Conrad Kirouac (photo)
, qui fréquenta l'école des Frères des Écoles chrétiennes dans le quartier Saint-Sauveur, puis l'Académie Commerciale de Québec. En 1901, il fit son entrée chez les Frères des Écoles chrétiennes et prit comme nom nul autre que celui de Frère Marie-Victorin. Cette célèbre personnalité fut, on le sait, le fondateur et le directeur de l'Institut botanique de Montréal en 1922, et le fondateur du Jardin botanique de Montréal en 1931. Il fonda en 1923 la Société canadienne des sciences naturelles et la diriga jusqu'en 1940. Auteur de beaucoup d'ouvrages, on lui doit notamment celui sur la botanique du Québec : "La Flore laurentienne".
La rue Kirouac s'était appelée auparavant la rue Jacques-Cartier et la rue Saint-Flavien. Jacques Cartier (1491-1557) n'a pas besoin d'une longue présentation. Il suffit de rappeler que, natif de Saint-Malo, cet explorateur français fut surnommé le « découvreur du Canada ». Quant à Saint-Flavien, ce nom de rue provient de Flavien Durocher (1800-1876), curé-fondateur de Saint-Sauveur ; nous y reviendrons quand il sera question de la rue Durocher.
Conclusion : quand on voit une plaque de la rue Kirouac, on peut penser à François Kirouac mais aussi à son petit-fils Conrad qui, après avoir étudié tout près de NDG, devint le fameux Frère Marie-Victorin !
Michel.
(Merci au site http://www.archiv.umontreal.ca/ de l'Université de Montréal pour les photos.)
