dimanche 14 octobre 2012

La Jeunesse Étudiante Catholique chez les filles


Pour continuer à traiter des activités pour les jeunes à NDG et de leurs loisirs, après les Scouts et Louveteaux qui étaient en perte de vitesse au milieu des années 30, des mouvements comme la JEC, la JOC, pour filles et pour garçons, prirent la relève.

Florence Sylvain a partagé avec nous le bilan du 10e anniversaire, en 1946-1947, de la J.E.C. (Jeunesse Étudiante Catholique) chez les filles du Couvent de Notre-Dame-de-Grâce. Ce document comporte aussi un historique du mouvement, que voici résumé ici:


La JEC du Couvent fut fondée en septembre 1936, avec l'accord de la supérieure Mère Saint-Clément et de la directrice-adjointe Mère Saint-Léonard de Port-Maurice. (Cette dernière était présente à ces festivités du 10e anniversaire.) Leur première étudiante présidente, en 1936, fut Jeanne-D'Arc Lapointe, qui allait devenir Soeur Saint-Jean-du-Cénacle (photo), et la première secrétaire fut Florence Sylvain.

L'aumônier-fondateur fut l'abbé Guillaume Miville-Deschênes, qui fut remplacé en 1937 par l'abbé Antonio Guay. L'année 1940-41 présenta deux animateurs nouveaux : Mère Marie-de-Roc-Amadour et l'abbé Léo Plante. Ces derniers quittèrent rapidement au profit de Mère Marie-Léo-Paul et l'abbé Gérard Gosselin. En 1945, l'abbé Noël Simard, un expert en Action catholique, prit la relève, étant prêté pour un an. Entretemps, Mère Saint-Jean-Bosco arrive en 1944 ; on lui donnait le titre de pionnière de la JEC québécoise. Au 10e anniversaire, les nautoniers (dirigeants) étaient Mère Saint-Léonard (de retour) et l'abbé Ernest Robitaille.

Les actions des Jécistes consistaient entre autres en des études du milieu social, selon la méthode "voir, juger, agir", et des campagnes, des mots d'ordre, des affiches et un congrès de la joie. Voici la photo d'une classe du Couvent des années 30, dont Florence Sylvain faisait partie :


Florence Sylvain rédigea le bilan de 1946-47 dont le thème général était "Les découvertes". Elle écrivait :
"Il s'agit tout simplement de charité, mais de charité qui n'est pas qu'un mot puisqu'elle préside à la confection d'albums dans lesquels se glissent "DES TROUVAILLES". Entraînées par les jécistes, les élèves des 7e, 8e, 9e, 10e, 11e et 12e années s'exercent à connaître, à découvrir leurs compagnes, leurs maîtresses, leurs parents, etc., afin de pouvoir fabriquer sur eux un album des plus intéressants. Il faut, avec l'esprit qu'il convient, nécessairement questionner, s'intéresser, chercher les qualités d'autrui. Résultat: De sérieux candidats pour héros de romans vivent tout près de nous! On se connaît mieux, on se comprend, on s'estime, on s'aime, on s'encourage, on est heureux. Et voilà un bobo canadien-français qui, tout doucement, nous dit "ADIEU".
Elle remercia les personnes qui, pendant une décade, les avaient soutenues :
"nous les remercions tous, à partir des pionniers jusqu'à ceux et celles qui tantôt nous cédaient volontiers un local pour nos réunions, nous exerçaient pour un chant, nous saluaient d'un sourire approbateur dans le corridor après un cercle d'étude."
Elle formulait le voeu de se retrouver au 25e anniversaire. Cependant deux ans plus tard, le programme de l'anniversaire d'argent de la paroisse NDG ne faisait pas allusion aux JEC ni aux JOC. Mais il mentionnait la L.O.C.F. (Ligue Ouvrière Catholique Féminine) dont Florence Sylvain était la secrétaire, Mesdames Edmond Castonguay la présidente, Albert Paradis la trésorière, Azarias Defoy la propagandiste et l'abbé Ernest Robitaille l'aumônier.

Nous reviendrons sur les Jeunesses Étudiantes et les Jeunesses Ouvrières au moment opportun. Mais à mesure que les années 60 approchaient, le besoin se faisait sentir d'un organisme de loisirs qui reprendrait les principes des mouvements du passé et qui les développerait en activités des plus variées. NDG était mûre pour une "Corporation des loisirs" qui, incidemment, tiendra sous peu les festivités de son 50e anniversaire.
(À suivre ! )

Michel.
(merci à Simonne Dumont et à Florence Sylvain)