samedi 29 octobre 2011

Fête des malades d'octobre 1931

Encore une Messe des malades, la seconde de 1931. Habituellement la première était le 31 mai, en la fête de Notre Dame de Grâce; la deuxième était au commencement du mois d'octobre, autant que possible pour la fête de Notre Dame du Rosaire. En 1931, cette fête tomba le 7 octobre, qui était un mercredi. La Messes des malades fut bien documentée dans la Bonne Nouvelle.

Grâce à la bienveillance des maisons Moisan, Lépine, Jalbert et Perreault, des ambulances étaient mises au service des malades pour aller les chercher et les ramener chez eux le plus rapidement possible, en sorte qu'ils n'aient pas à souffrir du transport. Des lits tout blancs étaient placés dans l'église, sur lesquels on déposait les malades dès leur arrivée. Un siège placé tout près permettait à une personne de se tenir près de chaque malade. Un médecin veillait à secourir tout malade qui pourrait éprouver quelque malaise (au mois de mai c'était le Docteur Eugène Jobin). C'était l'organisation mise sur pied pour permettre aux malades impotents, obligés de rester au lit, de bénéficier de cette messe.
250 malades occupèrent la nef centrale, sous la surveillance des gardes de l'hôpital du Saint-Sacrement. En plus des lits, des chaises longues avaient été mises à leur disposition. Le spectacle qui s'offrit au millier de personnes qui y prirent part fut des plus touchant. L'abbé Paul Bouillé, vicaire, reçut les malades et les infirmes et le service d'ordre fut bien maintenu par les membres du comité paroissial.

Mgr Adjutor Faucher, curé de la paroisse Jacques-Cartier, officia à la messe et le Père Journeault prononça l'allocution de circonstance. À la communion, les vicaires de Notre-Dame-de-Grâce allèrent d'un malade à l'autre, tandis que le curé Lavergne donnait la communion à l'assistance.

La messe fut suivie de la bénédiction liturgique des malades et des infirmes par Mgr Faucher, qui exposa ensuite le Saint Sacrement. L'abbé Bouillé bénit les malades en leur plaçant l'ostensoir sur le front.

Cette cérémonie fut suivie du salut du Saint Sacrement auquel officiait Mgr Faucher, assisté des abbés Côté et Montminy, du Collège de Lévis, comme diacre et sous-diacre. Durant le salut, toute la foule fit des invocations qu'elle entrecoupait de cantiques chantés en union avec la petite Maîtrise dont le Frère Anselme était le directeur. Pendant la messe la maîtrise a chanté "Souvenez-vous", soliste : Lucien Fortier; "Je mets ma confiance", solistes : Charles-Henri Cantin et Lucien Fortier; "Qu'ils sont aimés, Grand Dieu, tes Tabernacles", soliste : Charles-Henri Cantin.

Durant la bénédiction du Sacrement, la chorale a aussi chanté: "Notre Dame des Anges", "Ave Maria", "Cœur Sacré de Jésus", "Ave Maris Stella" et "J'irai la voir un jour". Moïse Fradet, maître-chantre de Notre-Dame-de-Grâce, a chanté "Le Ciel a visité la terre" à la communion.
Au chœur, on remarquait Mgr Adjutor Faucher; le chanoine Garnier; le curé Édouard-V. Lavergne; les abbés Paul Bouillé et Lactance Blais, vicaires, et les abbés Côté et Montminy du Collège de Lévis. Les garde-malade de l'hôpital du Saint-Sacrement qui assistaient les malades et infirmes étaient Mlles Gabrielle Hamel, Jeanne Poirier, Juliette Villeneuve, Berthe Fraser, Luce Thibeault, Athala Coulombe, Régina Robichaud et Lucille Girard. Le docteur Joachim Jobin était en charge de ce groupe de gardes, assisté de Fernand Gervais. Le sergent Valère Doyon, assisté des constables Samuel Déry, Albert Shields et W. Charland, maintint un service d'ordre parfait aux abords de l'église paroissiale.

Michel.