dimanche 16 octobre 2011

Un climat de miracle(s) à la Messe des malades du printemps 1931

Quelques jours avant la Messe des malades du 3 juin 1931, la Bonne Nouvelle décrivit un cas possible de miracle survenu un an auparavant. En effet le 31 mai 1930, Mlle Marie-Louise Leclerc de Saint-Sauveur se rendit à la Messe des malades de NDG. Elle était très souffrante et reçut la bénédiction avec les autres malades.

Son état de santé fut en résumé décrit, dans la revue, comme étant fragile depuis sa naissance. Ses médecins diagnostiquèrent une anémie pernicieuse qui se localisait dans les jambes. Sa démarche était pénible, les articulations étant douloureuses et menaçant de s'ankyloser. Vers l'âge de vingt-cinq ans, les douleurs envahirent le dos. Chaque année son état paraissait s'aggraver ; les crises de contractions devenaient plus fréquentes et plus aiguës. Elle se soumit au régime de porter une tige métallique. À l'automne de 1929, on lui installa un corset en celluloïd. Mais des abcès apparurent autour du cou. En avril 1930, elle se fit ouvrir deux gros abcès au côté gauche de la figure. Elle n'était capable d'aucun travail et marchait très peu. Sa faiblesse était excessive.

Le dimanche, lendemain de la Fête des malades, elle remit son corset qui lui causa une douleur intense. Mais c'est au moment où l'état était le plus grave et le plus souffrant que, pendant la messe, elle se sentit mieux. Elle assista à la messe sans douleur et sans fatigue. Au retour elle enleva son corset, qu'elle n'aura toujours pas remis un an plus tard. Elle put travailler pendant 14 heures chaque jour aux soins du ménage. "Jamais, dit-elle, je n'ai connu avant cette date ce que c'était que d'être en santé".

Le curé Lavergne écrivit : "Y a-t-il miracle? Je ne sais pas. Tout ce que je puis dire. c'est qu'elle (...) fut l'objet d'une guérison extraordinaire."

C'est dans ce contexte que se tint la Messe des malades du printemps 1931. Près de 212 malades presque de tout âge eurent à leur disposition les ambulances Lépine, Moisan, Jalbert et Bouchard. L'abbé Bouillé avait organisé tout le service jusque dans les moindres détails avec l'aide du Comité Paroissial. Dix malades étaient étendus dans leur lit ; quelques-uns revenaient pour la troisième fois. C'est le Père Alphonse Paquet des Missions étrangères qui célébra la messe. Au jubé, la petite Maîtrise fit le chant.

On demanda au curé Lavergne : "Avez-vous eu des miracles ?" Il avoua que cette guérison des corps ne le préoccupait que d'une façon secondaire. Il écrivit :
"Cependant il est bon de dire que l'on nous a rapporté le cas d'une jeune fille dont les mains étaient enveloppées parce qu'elles étaient couvertes d'eczéma ; qu'après la messe, elle les a développées et qu'il n'y avait plus de traces de la pénible maladie. Et d'autres. Mais il vaut mieux attendre. En temps et lieu, je ferai comme pour Mlle Leclerc, je publierai les faits utiles."
N.B. La photo est celle de Marie-Louise Leclerc.

Michel.