mardi 22 février 2011

Trois cercles de théâtre en 1929

Au printemps de 1929, la paroisse Notre-Dame-de-Grâce comptait trois cercles de théâtre.

Par exemple, comme on le sait, les jeunes gens du Cercle Saint-Édouard présentaient les pièces "Le voyage à Boulogne-sur-Mer" (d'André Lesot) et "La Torpille", dirigés par le vicaire Paul Bouillé.

Le Cercle Campagnat (image) (anciennement le Cercle Legault), sous la direction de J.-Arthur Fortin, jouaient "Jean le maudit" ou "Le fils du forçat" (de Joseph-George-Walter McGown).Enfin le Cercle Notre-Dame-de-Grâce répétait "Un oncle à héritage".

Cependant le début des années '30 allait réserver des surprises du côté théâtral avec des troupes qui eurent une bonne renommée. On y reviendra.

Michel.

mercredi 16 février 2011

Un début de 1929 marqué par des statistiques et par le vicaire Paul Bouillé.

Nous avons donc traversé en 1929. Jusqu'en juin, La Bonne Nouvelle ne fut publié qu'une fois par mois, chaque numéro comportant comme d'habitude 8 pages, sauf pour un exemplaire à seulement 4 pages. La revue fournit en janvier et février plusieurs statistiques.

La compilation du recensement d'octobre 1928 révélait la présence de 720 familles, toutes canadiennes-françaises et catholiques, regroupant un total de 3572 personnes. Au cours de 1928, il y avait eu 138 haptêmes, 28 mariages, 69 décès dont 30 adultes et 39 enfants.

Le budget de la paroisse s'établissait ainsi :
Les recettes :
- Recette ordinaire de $14,574.71, ce qui comprend les dons payés à l'église, revenus des bancs, des cloches, des sépultures, etc.
- Recette extraordinaire de $20,695, ce qui comprend les séances, les enchères et la collecte à domicile appelé la Part de Dieu.
- Au total................ $35,269.

Les dépenses :
- Dépense pour l'administration de l'église, salaires, chauffage, taxes, assurance, etc.: $19,488.60 .
- Dépense pour les réparations, paiements de comptes, d'intérêts et d'autres : montant non indiqué (probablement autour de $15,000).

On commentait ainsi :
"Quand on considère le chiffre de notre population, sa situation sociale souvent voisine de la pauvreté, on reste émerveillé de sa générosité si constante."
La Société Saint-Vincent-de-Paul présentait elle aussi son bilan.
En 1928, il lui a fallu appeler à l'aide les confrères de la paroisse Saint-Dominique qui se sont chargés d'aider 7 ou 8 familles. Le bulletin statistique révélait :
Membres : Membres actifs 53
Membres honoraires 4
Bienfaiteurs 15
Membres admis dans l'année 4
Membres retirés 9
Membres décédés 1
Secours :
Familles secourues 57
Veuves avec trois enfants 6
Nombre de personnes secourues 285, soit :
Adultes 132
Enfants 153
Orphelins patronnés 10
Écoliers patronnés 15

Enfin la Bonne Nouvelle mentionnait pour la première fois le nom de l'abbé Paul Bouillé, vicaire, qui était sans doute arrivé au cours de 1928. Sous sa direction, les jeunes gens du Cercle Saint-Édouard remportaient un beau succès avec les pièces "Le voyage à Boulogne-sur-Mer" et "La Torpille".

mardi 8 février 2011

Du vandalisme sur des vitres de l'église

Nous terminons l'année 1928 sur une triste note. Je laisse "La Bonne Nouvelle" fournir les détails :
"La police a causé tout un émoi dans quelques familles en assignant un certain nombre de garçons à comparaître devant le Recorder (juge) le 27 novembre dernier. Des plaintes montaient contre eux. On les accusait soit de casser des vitres par des cailloux lancés imprudemment, soit d'insulter les passants.

Il est possible que, sur le nombre de ces enfants, quelques-uns n'avaient pas d'autre culpabilité que d'avoir fréquenté des compagnons trop turbulents. Quoiqu'il en soit l'affaire n'a pas eu d'autre suite que d'amener ces petits bonshommes devant le juge qui leur a servi une bonne semonce.

La police a fait en cette circonstance de la bonne besogne dont il faut la féliciter. Souhaitons que la leçon produise des résultats et que l'impression reçue de cette comparution devant le Recorder durera."
Au prochain message nous commencerons probablement l'année 1929.

Michel.
N.B. Merci à Jean-Marc Laberge pour la photo prise lors de la démolition de l'église en 2009.


mardi 1 février 2011

La fête de la Médaille miraculeuse

En mémoire de l'apparition de Marie le 27 novembre 1830 à Paris, la célébration d'une messe de la Médaille miraculeuse était permise en certains endroits. Dans l'église de Notre-Dame-de-Grâce, en vertu d'une permission spéciale, chaque année cette fête était préparée par une neuvaine et célébrée par une messe solennelle le 27 novembre.

En 1928, les exercices de la neuvaine comprirent chaque soir un sermon, un salut du Saint Sacrement, la distribution et la réception de médailles.

La messe solennelle couronna la fête du 27. L'abbé Vandry, professeur au Séminaire de Québec, fit le sermon. Il était le secrétaire et l'initiateur du Congrès Marial qui s'organisait pour le mois de juin suivant. La cérémonie comportait aussi une procession avec la statue de Notre Dame de la Médaille miraculeuse.
Il semble que la fête du 27 novembre se soit conservée jusqu'à encore tout récemment, si on se fie à l'illustration d'une célébration en France.

Michel.