Édouard-Valmore Lavergne, fils d'Élizabeth Bossé et de Louis-Édouard Lavergne, notaire, naît à Montmagny le 15 août 1879. Il semble qu'il avait une soeur, Bernadette (au piano sur la photo)
, et trois frères, Daniel, Talma et Réal (photo). Il fait ses études au Petit Séminaire de Québec de 1894 à 1901 (voir image, 2e de 5 sur la rangée du haut ?). Il est généralement un élève moyen qui fournit le travail nécessaire, sans plus. Il commence son Grand Séminaire en 1902, au Séminaire de Québec.
En 1904, il part pour le Collège de Lévis où il termine sa formation. Monseigneur Bégin l'ordonne le 17 mars 1907, à la Chapelle du Collège de Lévis.Par la suite, il enseigne au Collège de Lévis jusqu'au mois de janvier 1908, quand il est recruté par L'Action Sociale de Québec où il ne reste pourtant que quelques mois. En effet, le diocèse le nomme alors successivement vicaire à la paroisse de l'Ancienne-Lorette, desservant à Saint-Vallier et vicaire à Saint-Malo et à Saint-Roch. Il cumule ainsi les expériences qui lui permettent de devenir curé quelques années plus tard. En 1909, il accompagne Mgr Bégin (photo)
dans une tournée pastorale de quelques mois où il acquiert l'art de la prédication. En 1912-1913, après une courte période de repos, il devient vicaire à Notre-Dame-de-Lévis. En 1914, tombé malade, il doit se reposer au patronage de Saint-Vincent-de-Paul de Lévis jusqu'au mois de mars 1916. Malgré un physique robuste, sa santé fragile le force au repos à quelques reprises alors qu'il est curé de Notre-Dame-de-Grâce.Remis sur pieds, il devient missionnaire diocésain pour les retraites fermées et pour la propagande de L'Action Sociale. Malheureusement, nous n'avons trouvé aucun sermon sur les retraites fermées produit par l'abbé Lavergne datant de cette époque. Dans son livre Sur les Remparts, publié par L'Action Sociale en 1924, il disserte sur le sujet. En voici un extrait:
"... Cela suffit à établir que ces jours de retraite marquent dans la vie une époque, laissent des lumières que le mal ne parviendra pas à éteindre, impriment sur les âmes des traces profondes que le flot mouvant des passions ne pourra jamais effacer complètement" (p.215).En 1914, par la nature de son travail, l'abbé Lavergne entre en conflit avec Henri Bourassa quand le journal L'Action Sociale, comme d'autres journaux d'ailleurs, conteste des actions et des paroles de Bourassa concernant la défense des droits des Canadiens français. Henri Bourassa répond publiquement à cette offense et Édouard-Valmore Lavergne s'offusque de voir Bourassa associer un journal tel que La Patrie à L'Action Sociale. Bourassa réplique alors par une longue lettre à l'abbé Lavergne, dont voici un extrait:
"Je reconnais volontiers que j'aurais pu me dispenser d'au moins l'une de mes chiquenaudes à L'Action Sociale: celle où je parle des gens peu renseignés qui lisent surtout La Patrie et L'Action Sociale. L'Action Sociale a été infiniment plus injuste à mon endroit. Sous une forme plus édulcorée, elle a faussé mes paroles et ma pensée." (Source: Archives du Séminaire de Québec.)Par ailleurs, en 1917, Il travaille à l'organisation de l'union des bulletins paroissiaux à L'Action Catholique (l'Action Sociale prenait le nom de l'Action Catholique en 1915) et contribue à la rédaction de ce journal jusqu'au moment où il est nommé curé de Notre-Dame-de-Grâce.
En février 1920, il est nommé aumônier au juvénat des Frères des Écoles Chrétiennes où il apprend à devenir guide spirituel d'un groupe ainsi qu'à dispenser le service divin et l'instruction religieuse. Ses premières expériences de travail lui apportent la formation pratique fondamentale du service religieux qui lui permet d'obtenir un poste de curé en 1924. Avant de plonger dans cette partie de sa vie, (nous explorerons) ses écrits.
Michel
(Remerciement général à la famille Lavergne pour les photos.)
Salutations!
RépondreEffacerPar hasard, je me retrouve à NDG. Que l'on ait laissé démolir (après l'avoir oubliée sans vergogne) cette église, cela relève du cauchemar! C'était, à mon avis, l'une des plus précieuses de toute la région de Québec. Le plus triste, c'est que sa disparition ultime a été soigneusement passée sous silence. Tous les prétextes ont été bons pour que ses feuilles d'érable et ses fleurs de lys s'envolent en fumée: elles étaient devenues dangereuses, paraît-il! Et que dire de l'étonnant et méconnu curé Lavergne? Continuez cet acte de mémoire. Merci.
Marc Laurent C.
C'est un pan de mur important de la Ville et de la province de Québec. Trop dérangeant peut-etre? C'est très questionnable en effet. Pourquoi la biographie n'a pas été publiée?
RépondreEffacerL'autrice avait distribué des copies de sa recherche. J'ignorais qu'elle n'avait pas été publiée. Peut-être que Madame Routier ne désirait pas qu'il y a une publication chez une maison d'édition.
EffacerEn ces pages, je trouve que la biographie partagée est shématique, qu'elle ne parle pas assez de la personnalité du curé Lavergne, de son impact... A moins que j'ai mal vu. Ça mérite au moins un 200 pages publiées. À cette époque de la deuxième guerre et l'après, la lutte à la pauvreté, d'établir un lieu de vie dans la ville qu'est Notre Dame de Grace. De voir que tout est oublié jusque l'église qui a été détruite... Le site de la ville de Québec présente le curé Lavergne en un seul un paragraphe. Triste. Vraiment triste
EffacerJe vous remercie d'en faire la mémoire dans votre page web.
Le texte de Mme Routier comporte une vingtaine de pages, excluant des annexes et une section de photos. Le curé Lavergne mériterait en effet une biographie beaucoup plus longue. Heureusement nous avons au moins cette "esquisse biographique".
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