Le soir du 25 avril 1926 se tenait le Grand Banquet-Causerie qui servait d'ouverture à la nouvelle église Notre-Dame de Grâce. Le matin, la dernière grand-messe s'était dite à la Chapelle du Couvent, qui allait être quittée dans une certaine tristesse. Une semaine avant la première messe et la bénédiction de l'église, tous les paroissiens étaient donc invités à l'occasion de cette inauguration. Les cartes d'admission coûtaient un dollar.L'ouverture de la soirée se fit par une Cantate solennelle à la Sainte Vierge, préparée conjointement par les membres du Comité Paroissial, les Dames de la Sainte-Famille, les jeunes gens de la Ligue du Sacré-Coeur, les musiciens de l'Orchestre Paroissial sous la direction d'Albert Langlois, et les membres des chorales, hommes, jeunes gens, jeunes filles, dames de la Sainte-Famille, Maîtrise des enfants, qui reçurent des remerciements et des félicitations. C'était une adaptation de la "Marche Pontificale" de Charles Gounod.
Les conférenciers furent C.J. Magnan, inspecteur général des écoles catholiques, qui traita du domaine scolaire, et Armand Lavergne, avocat.
Les remerciements du curé Lavergne, dans La Bonne Nouvelle, allèrent aussi :
- au Comité Paroissial, présidé par Georges Parent;
- aux jeunes gens de la Ligue du Sacré-Coeur, dont le chef de file était Henri Royer, pour avoir servi le repas aux 600 convives;
- aux Dames de la Sainte-Famille et les jeunes filles pour leur dévouement dans la cuisine de fortune, qui allait devenir la sacristie;
- aux paroissiens et leurs amis qui ont fourni toutes les vivres;
- aux commerces de la paroisse qui ont fourni des cadeaux.
Les bénéfices du banquet aidèrent à payer les futurs bancs de l'église. Les prêtres, quant à eux, étaient déménagés dans leur nouveau presbytère depuis déjà quelques jours. La Caisse populaire, elle aussi, avait maintenant ses bureaux dans un parloir du presbytère. Il ne restait plus qu'à commencer les cérémonies religieuses, le dimanche suivant, 2 mai!
Michel.