dimanche 4 mai 2008

Des sculptures de l'Îlot Fleuri pour la promenade Sauvageau.

Avec la disparition de la neige, le secteur de la grotte de Notre-Dame de Grâce va redevenir plus fréquenté. Au sujet de ce lieu et du sentier dans la falaise, je suis tombé sur un article intéressant qui m'avait échappé l'automne passé lors de la publication de "Le Carillon" d'octobre 2007, le journal du "Comité de citoyens et citoyennes du quartier Saint-Sauveur". Au cas où quelques-un-e-s parmi vous l'aient aussi manqué, je rapporte ici les propos de l'auteur, Étienne Grandmont.

À l'été 2007, des centaines de jeunes ont travaillé dans le cadre des Chantiers urbains de la ville de Québec. Deux des cinq chantiers avaient été actifs dans notre quartier, le premier s'affairant à effacer les graffitis dans le cadre du projet Graff Cité et le second oeuvrant près de la grotte de NDG. Le travail pour cette dernière était la suite logique de ce qui avait été amorcé à l'été 2006, soit la restauration de l'autel, du pourtour de la grotte, de la fontaine, du pilastre et du muret. Un trompe-l'oeil fini granit a été apposé, rendant le plus crédible possible l'aspect naturel de cette grotte. Et ce n'est pas fini !

En parallèle, le sentier dans le côteau Sainte-Geneviève sera enjolivé de quatre sculptures récupérées de l'Îlot Fleuri du quartier Saint-Roch qui a été démantelé. La directrice artistique du Chantier, Nathalie Côté, affirme que les sculptures étaient menacées de destruction, et qu'il a fallu convaincre la ville de financer le transport en allant chercher un appui au Conseil de quartier de Saint-Sauveur. La restauration des oeuvres, qui resteront propriété de l'Îlot Fleuri, est assurée bénévolement par les artistes eux-mêmes. Les socles étaient déjà installés et il ne restait qu'à y poser les sculptures. Le travail des artistes John Bardy, Laurent Gagnon, Jean-Robert Drouillard et André Bécot, pourra donc retrouver une place de choix.

"Après avoir été laissée à l'abandon pendant de nombreuses années, conclut Étienne Grandmont, la grotte de Mazenod voit sa vocation se changer. Elle devient un lieu culturel que les résidants s'approprieront, développant chez eux un sentiment d'appartenance renouvelé."

Michel.
(Merci à Étienne Grandmont du CCCQSS (http://www.cccqss.org) d'avoir donné son autorisation pour utiliser des extraits de son article "Chantiers urbains 2007" dans "Le Carillon". La photo provient du Carillon de mars 2007.)