jeudi 30 octobre 2008

À la Toussaint de 1925, NDG fêtait le premier anniversaire de ses activités.

Il n'était pas question de l'Halloween dans la Bonne Nouvelle de 1925. C'était une autre fête qui n'était pas encore très célébrée au Québec. Le lendemain, la Toussaint l'était davantage mais, comme c'était un dimanche cette année-là, elle passa un peu inaperçue au profit du premier anniversaire de la paroisse. On se rappelle qu'en 1924, le 1 novembre, les premières activités de Notre-Dame de Grâce s'étaient déroulées.

Ceci incita le curé Lavergne à écrire entre autres :
"Dimanche, notre paroisse aura douze mois d'existence. En face de l'avenir, un an, c'est peu. Cependant cette première année a suffi pour tracer profondément un sillon qu'il faudra suivre, et féconder.

Une carte intitulée : "La Vie Paroissiale", que nous avons placée dans chaque famille à l'occasion de la visite de la paroisse, rend témoignage du travail accompli, du dévouement et du bon esprit de nos paroissiens.

La bonne volonté dont à peu près tous ont fait preuve, chaque fois que nous l'avons mise à contribution, a rendu possible l'établissement des organisations qui encadrent et disciplinent l'énergie de chaque groupe de notre paroisse.

Si que (sic) parmi ces organisations quelques-unes vivotent et se trainent péniblement, c'est dû à des circonstances de local qu'elles se résignent patiemment à subir, en attendant le jour où l'église en construction pourra nous recevoir."
Maintenant que nous avons complété un premier cycle annuel, je pense qu'il serait redondant de continuer assidument à traiter de chacune des fêtes et autres activités pour 1926 et les années suivantes, fêtes que nous avons décrites avec passablement de détails pour 1925. Sans délaisser totalement ces circonstances festives, nous aurons davantage d'occasions pour aborder d'autres aspects et d'autres périodes de l'histoire de NDG et même des activités contemporaines sur son territoire.

Michel.

vendredi 24 octobre 2008

L'église en construction.


Quand la pierre angulaire de la future église NDG avait été bénie, le 21 juin 1925, la "Bonne Nouvelle" avait publié un long texte pour faire la description physique de l'édifice dont la construction venait de commencer. Il serait trop long de reproduire ici cet article. Mais en consultant la brochure "L'Avenir des biens d'église 97" de l'ARC qui me fut prêtée récemment, j'ai trouvé que, dans le chapitre qui lui est consacré, les auteurs Luc Noppen et Lucie K. Morisset décrivent l'église un peu de la même façon et de façon un peu plus concise. Alors voici comment, pendant sa construction en 1925 et au début de 1926, on pouvait imaginer ce que serait la future église de Notre-Dame de Grâce, d'après les plans des architectes.

"Le bâtiment de Nadeau et Morisset était d'une conception tout à fait nouvelle au Québec. Les architectes avaient en effet commencé par créer un espace intérieur, d'où découlerait l'aspect extérieur. Ce parti pris les amena à travailler laborieusement au plan de l'église, comme à la distribution de l'espace intérieur.

En plan, l'église adopte la forme d'un rectangle allongé mesurant 59 mètres sur 23. La nef divisée en trois vaisseaux compte sept travées; les bas-côtés, proportionnés par rapport à la nef, sont deux fois moins larges que celle-ci. L'imposant sanctuaire occupe trois travées, c'est-à-dire le tiers de la surface de l'église, en plus d'une abside polygonale. Réservées à l'origine aux choristes et à l'orgue, de petites salles fermées par des grilles ouvragées en bois trouvent place derrière les autels latéraux. Au revers de la façade, l'entrée est surmontée d'une tribune ouverte. D'un côté, la tour loge un vestibule, tandis que de l'autre, la nef secondaire se termine par une chapelle destinée aux fonts baptismaux. L'église est basse et longue, et ses proportions, selon Nadeau et Morisset, empruntent à celles des cathédrales anglaises. La vaste charpente du toit, soutenue par des piliers qui divisent l'intérieur, demeure apparente, de sorte qu'elle constitue la seule ornementation de l'église. En effet, au lieu de dissimuler la structure, les concepteurs ont mis en valeur les qualités expressives de la forme et des matériaux de cet assemblage. Ce parti révèle l'influence du mouvement rationaliste, selon lequel forme et structure devaient ne faire qu'un et exprimer leur nature «vraie».

Jean-Thomas Nadeau écrivit aussi: «Un avantage de ce genre de couverture pour les nefs, c'est que son peu de pesanteur s'accommode de murs moins épais et qu'en plus se trouve du coup à éviter l'épineuse question des arcs-boutants et des contreforts. C'est encore de permettre la suppression du triangle vide que forme l'espace inscrit entre le toit et la voûte ordinaire des églises et par conséquent de diminuer la hauteur d'un édifice tout en lui conservant son maximum d'élévation à l'intérieur. C'est de la construction de peuple pratique, descendant de marins et charpentiers normands, regardant sur la dépense, visant à l'économie.»

L'ornementation intérieure tient essentiellement au mobilier, dont les plans ont été dressés minutieusement par Gérard Morisset, adepte de la sculpture sur bois «pour laquelle tant des nôtres sont si heureusement doués». La sculpture des bancs, de la balustrade, des autels et des grilles du choeur s'harmonise avec le bois de la charpente et, ensemble, toutes ces boiseries contrastent sur les surfaces blanches et unies des murs. La qualité de l'espace doit aussi à la présence des vitraux (plutôt des verres colorés) qui, selon Jean-Thomas Nadeau, ne devaient pas tant servir à raconter des histoires qu'à créer une «impression de poésie religieuse, de calme reposant et de sérénité recueillie».

Le volume extérieur de l'église surprend encore par sa sobriété et par son rationalisme implacable. La façade est dominée par une seule tour massive, d'où l'aspect imposant du clocher. Du côté opposé, la chapelle baptismale s'exprime clairement dans la projection de son abside polygonale vers l'extérieur. Dans le détail, la construction présente également peu de saillies, éléments que les concepteurs jugeaient inappropriés au Québec, «où la gelée saccage les sculptures sur pierre ou sur bois». Nadeau et Morisset ont cherché à créer un édifice «fait pour le milieu dans lequel nous vivons», qui serait le «reflet de la physionomie de notre pays», tout en demeurant une église fonctionnelle «adaptée aux pratiques et aux nécessités locales».
Tiré de l'article "Monument en péril : l'église de Notre-Dame de Grâce, Québec" en 1997.

Michel.
(le numéro de la Bonne Nouvelle de 1925 comportait aussi un dessin de l'église qui devrait être obtenue une fois la construction terminée, un peu comme celui que j'ai placé ici.)

vendredi 17 octobre 2008

Dernière heure

Le Soleil du 15 octobre publiait un article de Pierre-André Normandin qui fait la mise à jour sur le sort de l'église NDG : "L'église Notre-Dame de Grâce sera démolie d'ici Noël".

On pouvait le lire à cet endroit :
http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/actualites/la-capitale/200810/14/01-29400-leglise-notre-dame-de-grace-sera-demolie-dici-noel.php

On y apprend aussi que, devant la remplacer, "hautes de trois étages, les coopératives seront construites en forme d'escalier pour épouser la pente dans laquelle elles s'implantent."

Michel.

dimanche 12 octobre 2008

Les écoles du soir, en 1925

La fête de l'Action de Grâce, dans "La Bonne Nouvelle" de Notre-Dame de Grâce de 1925, avait été complètement passée sous silence. Ceci n'est pas surprenant, si mon information est correcte, car ce n'est que le 31 janvier 1957 que le Parlement du Canada fixa la date de cette fête au deuxième lundi d’octobre de manière permanente.



Voici quelques sujets qui étaient traités dans la semaine du 10 octobre 1925.

Les écoles du soir étaient ouvertes à 20:30 les lundis, mardis et vendredis de chaque semaine.

Pour les garçons de NDG, il y a avait l'École Modèle, au coin des rues Saint-Luc et Montcalm (la future rue Père-Grenier).

Les filles avaient à leur disposition les écoles suivantes :
- l'école des révérendes Soeurs de Saint-François-d'Assise, 118 Arago;
- l'école des révérendes Dames de la Congrégation, 115 Carillon;
- l'école de Mademoiselle Lachance, 130 Kirouac;
- l'école de Mademoiselle Guay, 426 Christophe-Colomb.

D'un autre côté, le curé Lavergne était parti prêcher la retraite au Séminaire des vocations tardives à Saint-Victor de Tring (en Beauce).

Le mois d'octobre étant celui du Rosaire, tous les soirs était récité le rosaire.

La conférence de Saint-Vincent de Paul récoltait 75$ après les messes du dimanche.


Bonne Action de Grâce, cette fête d'automne par excellence !

Michel.




mercredi 8 octobre 2008

Message-express : une mine d'or

Durant la dernière semaine, j'ai eu la chance de consulter quelques années de la revue "La Bonne Nouvelle" de Notre-Dame de Grâce. En effet par l'entremise de Simonne Dumont et Yvan Gignac, j'ai pu emprunter à un ancien paroissien, Daniel Therrien, une pile d'exemplaires de ce périodique s'étalant de 1926 à 1936. Par curiosité, j'ajoute comme documents visuels des pages-couvertures de 1932 (au centre) et de 1936 (à droite) qui, par comparaison, ne diffèrent pas tellement de la présentation de celle de 1924 , également incluse (à gauche). (Cliquer pour agrandir)



















Ces revues sont une mine d'or pour connaître des chapitres supplémentaires sur l'historique de NDG et j'aurai une foule d'informations à ajouter dans NDGquébec ! Un gros merci, donc, à Monsieur Therrien.

Michel.

mercredi 1 octobre 2008

Servants de messe de 1925.

Les listes des servants de messe de Notre-Dame de Grâce à l'automme de 1925 étaient fournies régulièrement dans la Bonne Nouvelle. Voici les noms de ceux qu'on y trouvait :

Sarto Audy
Paul-Eugène Beaulieu
Berchmans Bélanger
Lucien Bélanger
Adrien Côté
Jean-Marie Côté
Jean-Paul Dion
Victor Gagnon
Albert Gignac
Joachim Gignac
Fernando Giroux
Lucien Gobeil
Rolland Leclerc
Marcel Paquet
Gérard Plante
Léo Plante
Jean-Paul Pouliot
Jean-Paul Proulx
André Thibodeau
Magella Tremblay

Michel.
photo non datée, tirée du cahier-souvenir du 70ième anniversaire de NDG