mardi 29 avril 2008

Les premiers marguilliers.

En vertu d'une ordonnance du cardinal Bégin (en date du 16 janvier 1925), l'élection de sept marguilliers fut tenue dimanche le 25 janvier à la chapelle. La Bonne Nouvelle expliquait que l'administration des biens de Fabrique appartient à un double bureau. Pour les affaires courantes, ce sont les trois marguilliers du banc, aussi appelés "nouveaux" marguilliers. Pour les actes d'administration financière qui sortent de la routine, un autre bureau existe, constitué de quatre "anciens" marguilliers.

Les trois marguilliers du banc élus à l'unanimité (sur proposition de Léonidas Boutet, appuyée par Arthur Paquet) furent Stanislas Gagnon (le "marguillier en charge" car il était le plus âgé), Alphonse Paquet et Théodule Roberge.

Les quatre "anciens" marguilliers, élus eux aussi à l'unanimité (sur proposition d'Alexandre Langlais, secondée par Lorenzo Plante), furent Marcel Rochette, Wilfrid Charest, Alfred Pichette et Alfred Larose.

Le soir, les paroissiens, auxquels s'étaient joints des paroissiens de Saint-Sauveur et du Sacré-Coeur, offraient aux élus un splendide banquet dans la salle paroissiale, préparé entre autres par le Cercle paroissial. La parole fut prise par Alfred Larose, Alphonse Pouliot, Arthur Paquet, J.-A. Paradis et Edmond Trépanier.

Par curiosité, énumérons les noms des signataires du procès-verbal de l'élection, outre les paroissiens déjà mentionnés.

Auger, Louis;
Barrette, Adélard;
Barrette, Lauréat;
Bédard, Léonidas;
Blouin, Joseph;
Bussière, Odilon;
Cardinal, Pierre;
Careau, Émile;
Côté, Joseph;
Côté, S.-N.;
Drolet, Albert-P.;
Drolet, J.-B.;
Drouin, Alexandre;
Fortin, Alphonse;
Fournier, Arthur;
Fradet, J.-M.;
Fréchette, Joseph;
Gagnon, Louis;
Gagnon, Oscar;
Gagnon, Théodore;
Gignac, Honoré;
Gingras, Edmond;
Giroux, Ernest;
Grenier, Paul-Henri;
Hamel, Gaudios;
Houde, Gaudiose;
Huot, Narcisse;
Laliberté, Albert;
Laliberté, Alexis;
Langlais, Alexandre;
Lapierre, Isidore;
Lapointe, Charles;
Laprise, J.-B.;
Leclerc, Pierre;
Lepage, Eudore;
Letellier, Ovide;
L'Heureux, Léon;
Lippé, Louis;
Lockwell, Jules, vicaire;
Maheux, Albert;
Maheux, Théophile;
Marcheterre, Louis-Edmond;
Marcotte, David;
Matte, J.-Raoul;
Morency, Arsène;
Ouellet, Pierre;
Parent, Georges;
Parent, J(Jos?);
Parent, Pierre;
Plante, Alex;
Plante, Lucien;
Pouliot, Alphonse;
Roberge, Théophile;
Robitaille, Alphonse;
Robitaille, C;
Rodrigue, Lucien;
Roussin, Arthur;
Savard, Elzéar;
Thibaudeau, P.-E.;
Thibault, F.-X., fils;
Thibault, Théodore;
Voyer, J.-Lauréat.

À venir bientôt, la liste de tous les autres marguilliers.

Michel.

N.B. La disposition des photos est optimale sur mon écran lorsque la page est ouverte à largeur maximale, et peut-être en est-il de même sur le vôtre. Pour une autre largeur, la disposition risque d'être farfelue !

lundi 21 avril 2008

La rue Châteauguay, nom et commerces.


La page de toponymie de la ville de Québec nous informe que "ce nom commémore la fameuse bataille de la Châteauguay qui a lieu en 1813 sur les rives de cette rivière de Montérégie (NDB : affluent de la rive droite du Saint-Laurent qu'elle rejoint au lac Saint-Louis, au sud-ouest de Montréal), à l'occasion de la guerre anglo-américaine. Le lieutenant-colonel Charles-Michel d'Irumberry de Salaberry repousse alors les 3000 Américains du général Hampton à l'aide de 1 700 hommes et d'une troupe d'Abénaquis."

Quelques sections de cette rue ont déjà porté d'autres noms. "Sur une carte de 1874, la partie de rue comprise entre le boulevard Langelier et la rue De Mazenod porte le nom de Saint-Ovide, une dénomination dont on ignore l'origine. (...)
Une autre partie, située entre De Mazenod et Bayard, s'appelle rue Hamel, vraisemblablement du nom du peintre portraitiste Théophile Hamel (1817-1870).(...)
Sur une carte de 1875, la rue Saint-Philippe prolonge la rue Hamel, de la rue Bayard à la rue Montmagny. On la nomme rue Saint-Philippe, probablement en l'honneur de Philippe, l'un des douze apôtres dans les Évangiles."

Après les commerces de la rue Christophe-Colomb, voici ceux de la rue Châteauguay.

Mon père se souvenait :
de la boucherie Dubois, au coin du boulevard Langelier (côté sud),
du barbier Alexandre Lessard (84),
de l'épicerie Jos. Blouin, au coin de Signaï (côté nord).

La liste de Mme Dumont comporte :
le ferblantier Bédard,
la boucherie Jos. ou Henri Boutet (245)
le charretier Dumas,
Maurice Giguère, électricien (180)
Mme Jobin, tissus,
Raymond Lachance, épicier (202)
Théo. Maheux, quincaillier,
Honorius Plante, quincaillier (547 de Mazenod).

Au hasard de l'annuaire téléphonique de 1963, je rencontre l'épicerie Gérard Racine (98).

Michel.
(Pour la figure, merci au site de la Commission scolaire des Grandes-Seigneuries, à l'adresse http://www.csdgs.qc.ca)

mercredi 16 avril 2008

Le premier bazar : un trop grand succès.

Le premier bazar à Notre-Dame de Grâce, d'abord prévu pour débuter le 15 janvier 1925, fut déplacé pour commencer le lundi 18 janvier et s'étendre jusqu'au 28. Son Éminence est venue bénir les tables et visiter la salle paroissiale. Le curé Lavergne fit l'ouverture officielle à 20 h., en présence d'adultes seulement, les enfants n'étant pas admis le soir.

Des comités avaient été organisés pour aider au bon fonctionnement de cette vente de charité. Les tables et activités suivantes furent tenues :

- table des Dames de la Sainte Famille,
- table des rafraîchissements et de Notre-Dame de Grâce,
- table du Sacré Coeur
- table de l'Immaculée Conception, des Enfants de Marie,
- table de l'Enfant Jésus,
- roue de fortune au chocolat, du Comité Paroissial,
- tabagie moderne,
- restaurant national,
- salle des banquets (par les Dames de la Sainte Famille), des concerts (par le Cercle Dramatique et l'orchestre) et des amusements,
- "Chapuzot" et sa tête servant de cible,
- tireuse de cartes et horoscope,
- concours de popularité entre la chorale des Enfants de Marie et les membres du Cercle Dramatique.
- râfles,
- salle des "Remparts" (tir à la cible)
- pêche miraculeuse.

En particulier, l'Orchestre paroissial, sous la direction d'Albert Langlois, et celui d'Octave Bertrand et les élèves du Frère Maurice de Saint-Sauveur, offrirent des concerts très courus. Le bazar reçut un appui de Limoilou par le biais du bulletin paroissial. Le bilan financier fut un surplus, jugé "gros", de 5000$.

Mais l'expérience laissa un goût amer au curé. Dans la Bonne Nouvelle du 31 janvier, il écrivait, entre autres : "Il est incontestable qu'un bazar de huit ou dix jours durant désorganise totalement les familles. Et je ne parle pas de la fatigue, de l'énervement et de la multiplicité des désordres insoupçonnés que ce désarroi produit en grand nombre de milieux. C'est un entassement et un fouillis de jeunes gens et de jeunes filles. Voilà pourquoi, aussi longtemps que je serai le curé de Notre-Dame de Grâce, il n'y aura plus jamais de bazar dans notre paroisse."

Michel.
photo provenant de http://www.CultureQuebec.info
qui n'est plus disponible.

mardi 8 avril 2008

Les porteurs de La Bonne Nouvelle.

Pour compléter l'année 1924 à Notre-Dame de Grâce, à toutes fins pratiques, voici les noms des petits porteurs du journal "La Bonne Nouvelle" en novembre, tous des élèves de l'école de l'Immaculée Conception :

Paul-Eugène Beaulieu (Boulevard Langelier),
Laurier Gagnon (Signaï),
André Thibodeau (Sauvageau, c.-à-d. de Mazenod),
Jean-Paul Bélanger (Victoria),
Jean-Paul Pouliot (Durocher),
Maurice Jobin (Bayard),
Adrien Letarte (De Tracy),
Charles-Éd. Jobin (Colbert),
Adrien Côté et Jean-Marie Côté (Vaudreuil et Lévis, c.-à-d. Lavergne),
Albert Thibault (Joliette),
Albert Gignac et Robert Gagnon (Arago),
Marcel Paquet et Majella Tremblay (Franklin),
Joachim Gignac et Berchmans Bélanger (Châteauguay),
Albert Thibault et Paul-Henri Lapointe (Christophe-Colomb),
Léopold Thibodeau et Lucien Bélanger (Demers et Saint-Félix).

Michel.

mardi 1 avril 2008

Un cloche pour la chapelle

Dimanche le 14 décembre 1924, Monseigneur J.-Alfred Langlois venait bénir la cloche dont la compagnie Émile Morissette avait fait cadeau à la paroisse pour la chapelle. La cérémonie était réservée aux gens qui avaient acheté une carte. Mais après la bénédiction du Saint Sacrement qui clôturait l'office solennel, les autres paroissiens purent, comme l'écrivait le curé Lavergne, "aller agiter la cloche et lui donner le charitable souvenir d'une obole." Il ajoutait: "Notre chapelle était vraiment radieuse en sa parure de fête. Des mains habiles avaient habillé délicatement la cloche et paré l'autel de la Sainte Vierge. Les palmes et des fleurs donnaient un éclat spécial à notre autel majeur." Il fut donné à la cloche les noms de "Marie - Nazaire - Eugène - Alfred - Édouard - Jules".

En 1927, l'église qui venait d'être construite bénéficia probablement d'un ensemble de cloche. En effet, lors du déménagement des cloches dans les années 2000, on pouvait remarquer l'indication de l'année de leur entrée en fonction, comme sur la photo ci-contre.

Michel (texte rectifié)