mardi 18 décembre 2007

La première semaine à NDG se complète.

Les premières journées à NDG continuaient d'être intenses en offices religieux après la Toussaint du premier novembre 1924. À cause du dimanche qui tombait le 2 novembre, jour de commémoration des défunts, ce dernier était transféré au lundi le 3, où des activités furent tenues aux heures suivantes :
des messes basses commençant toutes les demi-heures entre 5 h 30 et 7 h 30 ;
le service solennel des défunts à 8 h. chanté par le curé Lavergne;
exercice de prières pour les morts réservé aux paroissiennes, à 15 h. ;
et installation d'un Chemin de Croix accessible aux assistants masculins seulement à cause de l'exiguïté du local, à 19 h.



Conséquemment, le dimanche 2 novembre, les cérémonies eurent lieu aux mêmes heures que lors de la Toussaint, et il en fut de même à tous les dimanches qui allaient suivre.

Le 3 novembre, il y eut aussi le PREMIER DÉCÈS : Eugénie Lacasse, épouse d'Alfred Martin cordonnier, de la rue Franklin. Ceci donna lieu au PREMIER SERVICE dans la paroisse. Un autre décès fut celui de Joseph Garneau à 47 ans le 4 novembre, époux de Laetitia Dubois ; la sépulture eut lieu à l'église Saint-Sauveur. De plus, chaque soir du mois des morts (novembre) se tenait à 19 h une instruction avec récitation du chapelet et chant du Libera.

Les jours ordinaires de semaine, il y avait messes à 5 h 30 et à 7 h. En cette première semaine, mardi le 4 novembre à 7 h., une grand'-messe pour les défunts de la paroisse était initiée par les garçons de la première classe de l'école de l'Immaculée-Conception.

Il y avait des confessions tous les jours, le dimanche excepté. Les PREMIÈRES CONFESSIONS furent entendues le vendredi 30 octobre, de 3 h. à 5 h., la veille de la Toussaint, ce qui constitua en réalité la PREMIÈRE activité religieuse à la chapelle de la paroisse.


Le vendredi 7 décembre était bien sûr le PREMIER "premier vendredi du mois" qui complétait la première semaine de Notre-Dame de Grâce. En plus des deux messes, la communion était distribuée toutes les demi-heures de 5 h. à 8 h. En après-midi et en soirée, il y avait des heures d'adoration du Saint Sacrement, successivement réservées aux dames et demoiselles, aux enfants, aux ouvriers et finalement aux autres personnes n'ayant pu participer plus tôt à l'Exposition.

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Les principales "confréries" féminines de la paroisse s'étaient constituées aussi au début de novembre. À une réunion du dimanche le 2, l'organisation des Dames de la Sainte Famille fut établie :

présidente : Mme Arthur Paquet (
souvent les épouses prenaient aussi le prénom de leur mari à cette époque)(elle était vice-présidente à l'époque de Saint-Sauveur) ;
vice-présidente : Mme Wilfrid Charest ;
trésorière : Mme A. Pichette, assistée de Mme Aurèle Bouchard ;
maîtresse des approbanistes : Mme Jos. Beaupré ;
conseillères : Mmes Gaudias Lachance, Pierre Royer, Amédée Lapointe, Prudent Leclerc, Arthur Pageau, Georges Richard ;
chargées des quêtes : quatre dames dont on ne connaît que le nom de famille.

La même journée se tenait la PREMIÈRE réunion des femmes célibataires des Enfants de Marie. Les élections donnèrent comme résultats, parmi un très grand nombre de postes :
présidente : Mlle Georgianna Audibert ;
vice-présidentes : Anna Grenier et Anna Normand ;
secrétaire : Yvonne Lippé, assistée de Mlle Charest ;
maîtresses des approbanistes : Zérilda Plante et Marie-Anna Gagnon ;
sacristines : Antonia Gignac et Bertha Audy ;
six conseillères pour six "quartiers" ;
quatre aumônières ;
quatre gardiennes des présences ;

Pour le choeur de chant, Émilia Blouin fut nommée directrice des 18 autres membres.

Nous reviendrons plus tard à ce premier mois de novembre. Mais, les circonstances obligeant, le prochain message sera consacré au PREMIER Noël !

Michel.