dimanche 23 décembre 2007

Le premier Noël à NDG.



(Image : Poème trouvé dans "La Bonne Nouvelle" du 20 décembre 1924.)

Les premières messes de minuit à Notre-Dame de Grâce eurent lieu, en 1924, l'une à la chapelle au coût d'entrée de 35 cents, l'autre à la salle paroissiale pour 25 cents. Il est à noter que cette salle paroissiale, qui avait des entrées par les rues Colbert et de Mazenod, l'une des vastes pièces de la brasserie, en haut de l'emplacement de la future église, n'était pas encore complètement réaménagée.

À la salle paroissiale, le programme choral était assuré par le Cercle Dramatique (qui avait été fondé un peu auparavant). Albert Langlois accompagnait à l'harmonium les chants suivants :
- Minuit, Chrétiens, par Jos. Boutet (le directeur artistique);
- Nouvelle agréable par E. Couture ;
- Adeste fideles, par (Georges?) Parent ;
- Dans le silence de la nuit, par Jos. Cloutier ;
- Cher Enfant qui vient de naître, par Francis Boudreault (le président) ;
- Dans cette étable, par R. Audy ;
- Ça, Bergers et Le Fils du Roi de gloire, par J.-N. Parent, ce dernier cantique précédé par
- Il est né le divin enfant, à nouveau par E. Couture, et
- Les Anges dans nos campagnes, par (Émile?) Careau.

À la chapelle, le programme de chant de la chorale paroissiale fut dirigé par le maître de chapelle Jean-Pierre Robert et accompagné par l'organiste Mlle B. Lévesque. Il comprenait :
- évidemment le Minuit, Chrétiens, par Monsieur Robert lui-même ;
- une messe brève de Henri Nibelle ;
- la Messe des Anges, au Credo, et
- Adeste Fideles, par J.-W. Fradette, à l'Offertoire.

Il y eut ensuite la messe de l'aurore. Les chants furent constitués de Noëls harmonisés par Ernest Gagnon :
- Ça, Bergers, par Ernest Giroux ;
- Les Anges dans nos campagnes, par A. Ducasse ;
- Nouvelle agréable, par Wilfrid Drouin ;
- Dans cette étable, par Émile Joncas, et
- Cher Enfant qui viens de naître, par J.-W. Fradette.

Les messes du jour à la chapelle furent à des heures un peu différentes de celles des dimanches.

Dans l'après-midi, à 14 heures à la chapelle, il y eut une cérémonie pour les enfants, comprenant procession, bénédiction des enfants avec l'Enfant Jésus, le tout étant clôturé par un Salut au Saint Sacrement.

Le soir à 19 heures, au Salut des Vêpres, le chant comprit :
- Panis Angelicus, de Edward Julius Biedermann ;
- Resonet in lauditus, de Louis Bayer, et
- le plain-chant Tantum Ergo.

Pour utiliser une expression de Gérard Lefebvre, le premier Noël à NDG fut "à point" !

Joyeux Noël !

Michel.

2 commentaires:

  1. On a l'impression de les entendre. Il n'y a qu'un chant que je ne connais pas l'air: "Cher enfant qui vient de naître".

    Toute de bonnes choses pour l'année qui vient.

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  2. Pierre-Paul,

    Merci pour votre souhait et je vous en souhaite autant.

    J'aime bien essayer de sortir de l'oubli (si oubli il y a) plusieurs personnes qui ont vécu à NDG et occupé des fonctions, mais celui qui avait chanté "Cher enfant qui vient de naître" ne fut pas oublié. Francis Boudreau allait devenir député du comté de Saint-Sauveur (si c'est celui que je pense).

    Je suis allé voir votre site "MILICIENS et REGULIERS du MARQUIS de MONTCALM". Avez-vous effacé vos messages ?

    Merci.

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