lundi 13 août 2007

Le boulevard Charest.

Pour finir le survol des rues les plus au nord, je me devais d’aborder le boulevard Charest, même s’il ne fait partie de Notre-Dame de Grâce sur aucune de ses sections. En réalité, étant la rue parallèle à Hermine la plus proche au nord, Charest est à une rue près d’être sur le territoire de la paroisse ! Ce boulevard est incontournable pour la plupart des visiteurs de NDG car ils l’empruntent pour y accéder.


J’ai déjà réalisé qu’en l’empruntant vers l’ouest, le boulevard devient l’autoroute Charest (no. 440) puis l’autoroute Félix-Leclerc (no. 40), se baptise le boulevard Métropolitain sur l’île de Montréal et finalement la Transcanadienne en entrant en Ontario, pour traverser le Canada jusqu’à l’océan Pacifique en Colombie-Britannique, se numérotant surtout la route no.1. Rares sont les artères aussi longues ! Je ne pouvais l’ignorer.


Si Charest change de nom en se déplaçant spatialement, elle a changé de nom aussi en traversant le temps. Le site de toponymie de Québec étudie ces différentes dénominations, comme des Fossés (ou Desfossés), Bélair, Saint-Antoine et Morin. On indique que la rue des Fossés, dans le quartier Saint-Roch, est « déjà tracée en partie sur une carte de 1808 ». Le site ne le précise pas, mais dans la portion qui va au moins de Langelier à Aqueduc, la rue Charest s’appelait la rue Morin, car c’est ainsi que mes parents disaient qu’ils la désignaient autrefois.

Je laisse parler les typonomistes : « Il existe trois hypothèses sur l'origine de cette ancienne dénomination. On aurait peut-être voulu rendre hommage à Germain Morin, premier prêtre québécois, né à Québec le 15 janvier 1642 et ordonné le 29 septembre 1654 par Mgr de Laval. Selon la deuxième hypothèse, on aurait plutôt voulu honorer la mémoire de l'homme politique québécois Augustin-Norbert Morin (1803-1865), fondateur du journal La Minerve en 1826 (voir l’illustration). Enfin, il est possible que cette rue ait été nommée ainsi à cause de J.-Édouard Morin, échevin de Québec en 1889 et 1890, soit à l'époque où on a donné ce nom à la rue. »

Si on remarque que sur le boulevard Charest, les maisons que l’on voit du côté nord présentent leur mur arrière et offrent en réalité leur facade du côté de la rue Bagot, on en déduit que les habitations qui étaient du côté nord de Morin fut démolies pour permettre l’élargissement en un boulevard. D’où la rue et le boulevard Charest tirent-ils leur nom ? Il s’agit de Zéphirin Charest (1813-1876), curé de la paroisse de 1839 à 1876 et à qui Saint-Roch doit l'implantation de la plupart de ses institutions scolaires. « Les grands fléaux qui s'abattent sur Saint-Roch, tels les terribles incendies de 1845 et 1866, révéleront les qualités du curé Charest que ses contemporains compareront à saint Vincent de Paul. »


Enfin, les récents travaux sur le boulevard Charest, pour enlever le terre-plein qui séparait les deux voies opposées, en changent à nouveau la physionomie.


Michel.

4 commentaires:

  1. On ne peut plus se promener de la même façon dans les rues depuis que j'ai lu toute l'histoire de celles-ci.
    Bravo.

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  2. Merci, Mario, pour votre assiduité !

    Michel.

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  3. J'ai acheté une maison il y a peu de temps sur la rue Christophe-Colomb et j'adore mon nouveau quartier!
    Merci de me le faire plus amplement découvrir!

    Marie-Hélène

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  4. Bienvenue Marie-Hélène ! On commence à recevoir des réactions des résidants. J'espère que vous continuerez.

    Michel.

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