samedi 23 juin 2007

La Garde Ste-Jeanne-D'Arc à la St-Jean



Ayant peu d'informations concernant la Garde Sainte-Jeanne-D'Arc, le corps de tambours de la paroisse Notre-Dame de Grâce, je tiens quand même à partager un document souvenir d'un défilé de la St-Jean-Baptiste. J'avais conservé quelques pages de la revue programme de la "Fête nationale des Canadiens français" de 1963 que mon père avait reçu. En plus de la page couverture, il y avait l'ordre du défilé et, cette année-là, la Garde, de même que les cadets, prenaient part au défilé.

Nous étions bien fiers de voir apparaître devant nous notre garde, même si elle n'avait pas à la tête de la troupe un meneur avec un haut chapeau comme plusieurs autres gardes avaient (comme la Garde Salaberry, qui était en rouge et de St-Sauveur, je pense) ! Le costume des membres de notre garde était brun et, peu à peu, du beige était apparu, surtout quand les cadets ont fait leur apparition. Je pense que les rangs de notre garde étaient complétés par des membres d'une autre paroisse. Si quelqu'un en sait davantage à ce sujet, il est fortement invité à partager ici ses souvenirs et ses informations.

Bonne Saint-Jean !
Michel.

Mise à jour : À la fin du défilé de la Fête du travail en 1968 (le 2 septembre), j'avais eu la surprise de voir apparaître La Garde Sainte-Jeanne-D'Arc de ... l'Ancienne-Lorette. Notre garde paroissiale a donc achevé son existence dans une autre ville.

dimanche 17 juin 2007

Le territoire approximatif de NDG a déjà porté d’autres noms.

Pour commencer une série de messages au sujet des rues de la paroisse, j’ai choisi la plus au nord : Hermine. En réalité, on sait que ce n’est qu’un court segment de la rue Hermine qui délimite Notre-Dame de Grâce (voir http://ndgquebec.blogspot.com/2007/05/plan-des-rues.html).

J’ai vérifié que cette rue croise le boulevard Charest et se prolonge de l’autre côté, jusqu’à la rue Saint-Joseph est. Je n’aurais pas dû en être étonné car, pendant longtemps, Saint-Joseph et Saint-Vallier ont été les artères principales de Saint-Roch et de Saint-Sauveur. Le boul. Charest n’était, avant élargissement, qu’une rue comme les autres, appelée Morin. J’ai cependant trouvé pittoresque que, dans son dernier segment qui rejoint Saint-Joseph, la rue Hermine soit actuellement constituée de deux voies séparées par un terre-plein ; c’est donc un petit boulevard, un peu comme Langelier !

J’en profite pour indiquer l’adresse d’un site internet merveilleux qui fournit l’historique de chacune des rues de la ville de Québec :

http://www.ville.quebec.qc.ca/fr/ma_ville/toponymie/denominations.shtml

Les informations concernant la rue Hermine m’ont conduit à une révélation surprenante sur le passé de Notre-Dame de Grâce.

D’abord le nom Hermine est en l’honneur de Hermine-Amaryllis Boisseau, qui a vécu de 1836 à 1907. Je n’ai pas trouvé de renseignements la concernant, sauf qu’elle était probablement parente avec Pierre Boisseau, qui a lui aussi donné son nom à une rue. Le site toponymique de la ville nous informe que Monsieur Boisseau, « qui tient une mercerie dans le Vieux-Québec, fait l'acquisition, en 1845, du domaine de Bas-Bijou délimité par les rues Bayard, Saint-Vallier Ouest, De Mazenod et par la falaise ». Ceci correspond en gros a la description de la paroisse Notre-Dame de Grâce ! On continue : « Au cours de la même année, il lotit sa propriété qui prendra le nom de Boisseauville. Longtemps le noyau urbain le plus important de l'actuel quartier Saint-Sauveur, Boisseauville est surnommé le « faubourg des tuyaux » à cause des nombreuses habitations dépourvues de cheminées de brique, mais possédant de simples tuyaux de tôle qui dépassent du toit. » Wow !

Pour revenir à Hermine, elle « apparaît pour la première fois sur une carte de 1858. Elle va alors de la rue Saint-Vallier à la rue Bayard. Sur une carte de 1875, on remarque que la rue Hermine est prolongée vers l'ouest jusqu'à l'actuelle rue Montmagny et que ce prolongement porte le nom de rue Saint-André. En 1890, cette rue Saint-André prend le nom de rue Hermine». Saint André réfère sans doute à l’apôtre André de l’Évangile.

En conclusion, ce petit bout de rue Hermine qui appartenait à NDG nous a amenés a découvrir que, dans l’ensemble, la paroisse Notre-Dame de Grâce se faisait autrefois appeler le DOMAINE DE BAS-BIJOU, ou BOISSEAUVILLE ou même le FAUBOURG DES TUYAUX. Autre information intéressante : à cette époque, le quartier Saint-Roch « a atteint la limite ouest de la ville. Les nouveaux arrivants s'installent désormais dans Saint-Sauveur, considéré comme la banlieue de Québec. » NDG était donc au cœur de cette banlieue de la ville !


Michel.

dimanche 10 juin 2007

La brasserie : suite

Gérard Lefebvre indiquait en 1974 des détails supplémentaires concernant la brasserie qui a cédé sa place à l’église de Notre-Dame de Grâce. Le 28 septembre 1909, « the Geo-É. Amyot Brewering Co. Ltd.” était vendue à “the National Breweries Ltd.” Cette dernière compagnie vendait 25,000 $ le terrain de la "Fox Head" à la nouvelle Fabrique de Notre-Dame de Grâce, en 1924.

Si maintenant on recule dans le temps, Georges-Élie Amyot, manufacturier et brasseur, avait acheté le 13 février 1895, conjointement avec P.-J. Côté, marchand, la propriété en question de David D. Young. On peut relever encore des actes notariés datés du 4 novembre 1882 et du 25 septembre 1875.

La photo ci-contre était dans le journal La Bonne Nouvelle du 30 octobre 1924 (volume 1 numéro 2). Il est donc possible qu’elle ait été prise peu avant que la brasserie soit démolie.

Michel.

dimanche 3 juin 2007

Avant 1924 : une histoire de brasserie.




Dans les documents que m’a prêtés M. Yvon Poirier, de la Corporation Développement de Mazenod, j’ai trouvé quelques documents datant d’avant la fondation de la paroisse en 1924. Ils concernent la Brasserie Fox Head, propriété de Amyot & Gauvin, qui occupait les lieux où allait être construite l’église de la nouvelle paroisse, c’est-à-dire le coin des rues Arago et Sauvageau (de Mazenod), dans le rectangle complété par la rue Colbert et la côteau. Le quotidien « Le Soleil » du 20 juillet 1901 publiait des dessins de la nouvelle brasserie agrandie qui devait être en opération en novembre 1901. Dans ce numéro, on écrivait : « Cette brasserie n’est entrée en opération d’une manière permanente qu’au mois de juin 1895 et commençait à opérer avec une fabrication de 58 quarts par jour. Ce total sera portée à 150 quarts par jour quand cette nouvelle construction sera en opération. »

Comme illustrations, vous trouvez l’article du Soleil de 1901 qui accompagnaient les dessins, de même qu’une photo non datée de cette nouvelle bâtisse dans toute sa splendeur.

Michel.